Je ne suis pas travailleur social, juste une personne concernée par la déficience visuelle qui partage ce qu’elle a compris. Les montants et règles évoluent (informations à jour en 2026) et chaque situation est particulière : pour ton cas précis, rapproche-toi de ta MDPH ou d’un assistant social.
C’est quoi ?
La PCH, c’est la prestation de compensation du handicap. Contrairement à l’AAH, qui est un revenu, la PCH sert à financer des dépenses précises liées à ton handicap. Elle se divise en plusieurs volets : aide humaine (un proche ou un auxiliaire de vie), aides techniques (matériel), aménagement du logement ou du véhicule, transport, aide animalière (chien guide) et charges spécifiques.
Pour qui ?
Pour les personnes qui rencontrent une difficulté importante et durable dans les gestes du quotidien. Elle se demande en principe avant 60 ans (avec des exceptions si tu remplissais déjà les conditions avant, ou si tu travailles encore). Bonne nouvelle : la PCH n’est pas soumise à condition de ressources pour être attribuée, tes revenus déterminent seulement le taux de prise en charge (souvent 100 %).
Jusqu’à combien ?
Impossible de donner un montant unique : chaque volet a son propre plafond, et la commission calcule au cas par cas selon tes besoins réels. Retiens le principe : tu peux être remboursé jusqu’à 80 à 100 % de certaines dépenses, dans la limite de plafonds révisés chaque année. Un point important pour nous : si tu es atteint de cécité (vision centrale très réduite), tu peux prétendre à un forfait cécité d’aide humaine dédié, dont je reparlerai dans un article à part.
Comment la demander ?
Comme pour l’AAH, tout passe par le dossier MDPH : formulaire unique et certificat médical. L’équipe pluridisciplinaire évalue tes besoins et construit un plan personnalisé, la CDAPH décide, et c’est le conseil départemental qui verse. Pense à bien décrire ton quotidien : c’est lui qui détermine le nombre d’heures et les aides accordées.
